Comment mettre en place seul une poutre en chêne de 160 kilos sous une dalle?

Quand on travaille seul, les muscles du cerveau sont souvent plus utiles que ceux des bras. Il ne s'agit plus de forcer jusqu'à se faire mal, il vaut mieux prendre son temps et être rigoureusement méthodique. Bien sûr il y a des limites que l'on ne peux pas dépasser et il n'est pas question d'en faire trop. Avoir le matériel nécessaire est aussi important, et tant que tout n'est pas rassemblé et un plan de bataille bien organisé, il vaut mieux s'abstenir plutôt que de faire des bêtises. Dans l'exemple ci-dessous, je vous montre comment placer sous un plafond une poutre ancienne trop lourde pour être manipulée facilement. 

La poutre est donc coupée à la bonne longueur, suffisamment longue pour bien porter dans chaque mur (15 cm environ). Les trous dans les murs sont assez grands et de la bonne profondeur. Mesurer deux, voire trois fois n'est pas une perte de temps, il ne s'agit pas de devoir creuser au moment de l'installation.

 

Le principe est de commencer par poser une extrémité dans le trou le plus profond. N'oublions pas qu'il faudra enfoncer la poutre de deux fois la longueur finale prévue dans le mur (35 cm minimum dans ce cas). Nous avons donc besoin de fixer un palan le plus haut possible. Un chevron placé sur deux tasseaux sous le plafond et serré par deux étais servira de point de fixation pour le palan. Une corde ou une chaîne fera l'affaire pour fixer le palan. Les étais sont toujours cloués sur le haut, ici sur le chevron afin qu'ils restent en place.

 

On remarque ici que les étais penchent du coté du mur et que le point d'attache de la corde sur la poutre est plus en arrière que le point de tire haut. Ceci empêchera la poutre de s'éloigner du mur. De cette façon, les étais ne peuvent glisser en arrière également. Voilà, nous sommes prêts à lever le premier coté. Sans effort, la poutre montera petit à petit. En une seule manœuvre elle sera dans le premier trou dans lequel elle pourra se poser. Ceci fait, nous pouvons démonter l'installation et la remonter de l'autre coté.

 

Les étais sont replacés de la même manière que précédemment. Le point d'attache sur la poutre est toujours déplacé du même coté. Il est important que la poutre ne sorte pas du premier trou. Les étais empêchent que la poutre ne parte d'un coté ou de l'autre. La poutre ne pourra pas monter jusqu'en haut car le palan est sous la dalle et l'en empêche. Cette phase ne devrait pas poser de problème non plus. Une fois montée au maximum, un étai sera placé sous l'extrémité de la poutre et cloué.

 

Deux autres étais sont placés directement sous le plafond et plus près du mur avant de démonter les précédents qui supportaient le chevron et le palan. L'étai qui porte la poutre est cloué sous celle-ci à une distance précise et calculée pour venir butter contre le mur et empêcher l'autre extrémité de sortir du premier trou (15 cm).

La dernière opération consiste à faire monter la panne jusqu'en haut à l'aide d'un autre étai posé sur un cric hydraulique. La poutre une fois en haut, il reste à la déplacer longitudinalement afin de la faire porter également sur chaque mur. Pour faire cela, soulagé la première extrémité avec un autre étai. Il ne reste plus qu'à sceller les deux extrémités.

Je voudrais mettre en garde ceux qui ne prendraient pas toutes les précautions pour effectuer ce genre d'opération qui pourrait être dangereuse. Sans toutes les conditions réunies, je vous conseille de faire faire ce travail par des spécialistes.

Ce travail à demandé quatre étais, un palan à chaîne, un cric hydraulique, une corde, un marteau, des pointes de 60, un escabeau, un morceau de chevron, 2 X 20 cm de liteau et un mètre à ruban.

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